Lectures conseillées

Le statut pénal de l’animal – Marie Perrin

Cette recherche est l’occasion de s’interroger sur la place qu’accorde le droit pénal positif français à l’animal. Le considère-t-il encore uniquement comme un bien et dans ce cas est-il considéré comme l’objet d’une infraction ou le moyen d’y parvenir ? L’assimile-t-il désormais à une personne protégée comme victime d’une infraction susceptible d’agir pénalement contre l’auteur de cette dernière ?

Ici la volonté est de questionner l’évolution du droit pénal sur la nature de l’animal, au regard de la récente réforme intervenue en droit civil, intégrant à la définition de l’animal la précision qu’il s’agit d’un « être vivant doué de sensibilité ». Le législateur final précède-t-il le législateur civil ou lui succède-t-il en usant de cette qualification pour créer de nouvelles incriminations ou pour alourdir les sanctions attachées aux infractions préexistantes ?

Si, au démarrage de cette recherche, des a priori existaient sur ses résultats, nous y retrouvons de nombreuses argumentations qui n’avaient pas été envisagées au départ. De nouvelles facettes du sujet seront encore découvertes, d’autant que celui-ci est susceptible de connaître des transformations par le biais de futures incursions législatives.

Enfin, ce travail n’a pas vocation à été exhaustif, chaque développement étant fondé sur une infraction contenue dans le code pénal, ce qui exclut notamment les dispositions relatives aux animaux contenues dans les autres codes mais aussi les actions législatives non répressives.

Sommes-nous trop bêtes pour comprendre l’intelligence des animaux ? – Frans de Waal

Qu’est ce qui distingue votre esprit de celui d’un animal ? Vous vous dites peut-être : la capacité de concevoir des outils, ou la conscience de soi, ou bien l’emprise sur le passé et le futur – pour citer les principaux traits de notre espèce dite dominante. Mais, dans les dernières décennies, ces thèses ont été érodées, ou même carrément réfutées, par une révolution dans l’etude de la cognition animale. Voici des pieuvres qui se servent de coques de noix de coco comme outil ; des éléphants qui classent les humains selon l’âge, le sexe et la langue ; ou Ayumu, jeune chimpanzé mâle de l’Université de Kyoto, dont la mémoire fulgurante humilie celle des humains. Sur la base de travaux de recherche effectués avec des corbeaux, des dauphins, des perroquets, des moutons, des guêpes, des chauves-souris, des baleines, et, bien sûr, des chimpanzés et des bonobos, Frans de Waal explore l’étendue et la profondeur de l’intelligence animale. Il révèle à quel point nous l’avons sous-estimé et raconte, en témoin direct, comment la science a totalement inversé le béhaviorisme traditionnel.

Dans ce livre qui fera date, le célèbre éthologue vous convaincra de réexaminer tout ce que vous croyiez savoir sur l’intelligence animale… et humaine.

Sapiens. Une brève histoire de l’humanité – Yuval Noah Harari

L’histoire a commencé quand les hommes ont inventé les dieux. Elle s’achèvera quand ils deviendront des dieux.

Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d’hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens.

Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l’homme ? A dépendre de l’argent, des livres et des lois ? A devenir esclaves de la bureaucratie, des horaires, de la consommation de masse ? Et à quoi ressemblera notre monde dans le millénaire à venir ?

Véritable phénomène d’édition, traduit dans une trentaine de langues, Sapiens est un livre audacieux, érudit et provocateur. Professeur d’Histoire à l’Université hébraïque de Jérusalem, Yuval Noah Harari mêle l’Histoire à la Science pour remettre en cause tout ce que nous pensions savoir sur l’humanité : nos pensées, nos actes, notre héritage… et notre futur.

The artificial ape – Timothy Taylor

Although humans are one of the great apes, along with chimpanzees, gorillas, and orangutans, we are remarkably different. Unlike our cousins who subsist on raw food, spend their days and nights outdoor, and wear a thick coat of hair, humans are dependent on artificial things such as clothing, shelter, and the use of Tools, and would die in nature without them. Yet, despite our status as the weakest ape, we are also the masters of this planet. Given these inherent deficits, how did we humans come out on top ?

In this fascinating new account of our origins, leading archeologist Timothy Taylor proposes a new way of thinking about human evolution through our relationship with objects. Drawing on the latest fossil evidence, Taylor argues that at each step of our species’ development, humans made choices that caused us to assume greater control of our evolution. Our appropriation of objects allowed us to walk upright, lose our body hair, and grow significantly larger brains. As we push the frontiers of scientific technology, creating prosthetics, intelligent implants, and artificially modified genes, we continue a process that started in the prehistoric past, when we first began to extend our powers through objects.

Weaving lively discussions of major discoveries of human skeletons and artifacts with a reexamination of Darwin’s theory of evolution, Taylor takes us on an exciting and challenging Journey that begins to answer the fundamental question about our existence : what makes humans unique and what does that mean for our future ?

L’origine des espèces – Charles Darwin

La publication de L’Origine des espèces, en 1859, a marqué une révolution intellectuelle comparable à celle qui est associée aux noms de Copernic et Galilée. En proposant une théorie de la « descendance avec modification » et de la « sélection naturelle », Darwin apportait des réponses aux questions qui préoccupaient les naturalistes de son époque. Le caractère radical de ces réponses aussi bien que les problèmes qu’elles laissaient en suspens ont alimenté d’emblée polémiques et controverses. De là les ajouts et les digressions qui, au gré des six éditions successives de l’œuvre, en vinrent à obscurcir le propos d’origine. En élaguant la traduction d’Edmond Barbier de ce qui ne figurait pas dans l’édition de 1859 et en y rétablissant ce qui en avait disparu, le présent volume permet au lecteur francophone de retrouver cette œuvre dans sa fraîcheur initiale.

Homo Deus. A brief history of tomorrow – Yuval Noah Harari

Over the past century, humankind had managed to do the impossible : turn the uncontrollable forces of nature – namely, famine, plague, and war – into manageable challenges. Today, more people die from eating too much than from eating too little ; more people die from old age than from infectuous diseases ; and more people commit suicide that are killed by soldiers, terrorists, and criminals combined. We are the only species in earth’s long history that has single-handedly changed this entire planet, and we no longer expect any higher being to mold our destinies for us.

What then will replace famine, plague, and war at the top of the human agenda ? What destinies will we set for ourselves, and which quests will we undertake ? Homo Deus explores the projects, dreams, and nightmares that will shape the twenty-first century, frome overcoming death to create artificial life. But the pursuit of these very goals may ultimately render most human beings superfluous. So where do we go from here ? And how can we protect this fragile world from our own destructive powers ? We cannot stop the march of history, but we can influence its direction.

Future-creating typically assumes that tomorrow, as its heart, will look much like today : we will possess amazing new technologies, but old humanist values like liberty and equality will still guide us. Homo Deus dismantles these assumptions and opens our eyes to a vast range of alternative possibilies, with provocative arguments on every page, among them :

. The main products of the twenty-first century economy will not be textiles, vehicles, and weapons but bodies, brains, and minds.

. While the industrial revolution created the working class, the next big revolution will create the useless class.

. The way humans have treated animals is a good indicator for how upgraded humans will treat us.

. Democracy and the free market will both collapse once Google and Facebook know us better than we know ourselves, and authority will shift from individual humans to network algorithms.

. Humans won’t fight machines ; they will merge with them. We are heading toward marriage rather than war.

This is the shape of the new world, and the gap between those who get on board and those left behind will be larger than the gap between industrial empires and agrarian tribes, larger even than the gap between Sapiens and Neanderthals. This is the next stage of evolution. This is Homo Deus.