Fourrure en Eure-et-Loire : l’association One Voice dénonce l’élevage de l’horreur

Selon 58% des français (https://www.stop-fourrure.fr), la fourrure est avant tout associée à la cruauté. Et pour cause, 56 millions d’animaux seraient tués chaque année pour la fourrure. Il faudrait environ 50 visons pour créer un seul manteau. Cinquante, ce serait  aussi l’espérance de vie des tanneurs au Bangladesh. L’industrie du cuir ferait partie du top 5 des industries les plus polluantes au monde.

Tels sont les chiffres annoncés par MagicJack, un artiste défendant les intérêts des animaux (MagicJackCruello). Ces chiffres sont en eux-mêmes horrifiant ; mais la réalité des élevages de fourrure l’est encore plus.

C’est ce qu’a découvert (bien que cela ne surprenne malheureusement plus) l’association One Voice lors de son enquête sur les fermes à fourrure à l’occasion de la mission bien-être animal pour le ministère de l’Ecologie. Des visons à peine nés, agonisant, coincés sous les cadavres de leurs congénères. C’est ce que l’on peut observer sur les images à peine soutenables, révélées par l’association de protection animale.

Les enquêteurs ayant tourné les images se sont rendus dans l’élevage d’Eure-et-Loire, l’une des cinq fermes à fourrure encore en activité en France, les 13 et 14 juin 2019. Muriel Arnal, Présidente de l’association One Voice, énonce avoir déposé plainte auprès du parquet de Chartres pour actes de cruauté et mauvais traitements par un professionnel. Elle espère que sa plainte pourra entraîner la fermeture de l’établissement, « car les conditions de détention et de traitement de ces animaux sont particulièrement choquantes » (propos recueillis par Mme Camille BERTHET pour Onzequarantesept.com).

« En plus de 20 ans sur le terrain, jamais (les) enquêteurs n’avaient vu de telles conditions de détention dans une ferme à visons »

(Twitter – 02/07/2019)

Les images révèlent des visons « au comportement stéréotypé : tournant sans cesse en rond, signes reconnus par les experts comme la manifestation d’un grand mal-être, dans des installations d’une rare saleté ; des cages grillagées sur lesquelles les visons ont du mal à marcher d’où dégoulinent des excréments et déchets; des visons (adultes et jeunes) blessés, mutilés, morts, momifiés; des cadavres de visons jetés aux abords de l’élevage sans aucune précaution pour l’environnement ».

L’association « La Fourrure Française » s’est exprimée, au travers de son porte-parole M. Pierre Philippe Frieh. Elle prétend que toutes les images de la vidéo n’ont pas été tournées au même moment ni dans un seul élevage. Ce dernier reconnaît cependant que certains plans larges correspondent bien à l’élevage eurélien.

Le journal France 3 régions a mené l’enquête afin de déterminer qui de la filière fourrure ou de l’association disait vrai. Selon son article du 2 juillet, mis à jour le 4 juillet, les éléments « recoupés nous permettent de penser que les images réalisées par One Voice proviennent bien de l’élevage du Perche incriminé par l’association » (France3-régions).

Découvrez la vidéo diffusée par One Voice en cliquant ici.

Interrogée par nos soins, Mme Arnal a confirmé que le Centre d’information sur la fourrure avait cessé de contester les images et informations.

La mission organisée par M. le ministre de l’Ecologie concerne « la faune sauvage captive, dans les cirques, les delphiniums, les zoos, et dans les élevages à fourrure pour les visons » (propos recueillis par Mme Camille BERTHET pour Onzequarantesept.com). Il doit à présent étudier les contributions des associations et des filières d’exploitations des animaux, et rendra ses décisions à la rentrée.

Comme l’explique Mme Arnal, « le profit continue de primer sur le respect des animaux et de l’environnement. Heureusement, les consommateurs, eux, sont de plus en plus nombreux à refuser de cautionner des activités cruelles et polluantes. Il reste seulement cinq élevages en France. Les Pays-Bas ont interdit cette pratique alors que cela va avoir pour conséquence la fermeture de 160 élevages. Il n’y a pas de raison que cette activité perdure en France » (propos recueillis par Mme Camille BERTHET pour Onzequarantesept.com).

 

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