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Chaque année, de nouvelles espèces trouvent leur place parmi la déjà trop longue liste d’espèces menacées (liste rouge établie par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Le constat est alarmant. A ce jour, on ne compte pas moins de 1147 espèces en voie de disparition. C’est un chiffre peu élevé, presque raisonnable. Sauf si on considère qu’il existe 1147 espèces en voie de disparition sur le territoire français à lui seul.

Quant à certaines autres espèces, qui ne sont pas menacées, leur sort n’est pas toujours plus favorable. Chaque été, la Société Protectrice des Animaux (SPA) recueille près de 10 000 chiens et chats abandonnés. Plus de 3 000 enquêtes de prévention contre la maltraitance sont menées, et en 2016, 650 animaux ont été sauvés d’élevages clandestins. Ces chiffres ne couvrent même pas la totalité de ces comportements car ils sont sans compter tous les abus et abandons qui ne seront jamais découverts, ou appréhendés par d’autres associations de protection animale.

Pour enrayer ces dérives, l’outil le plus adapté reste le droit. C’est par le droit que pourront être protégées les espèces nécessitant protection. C’est par le droit que les sévices contre animaux pourront être réprimés. C’est par le droit que les animaux pourront obtenir le statut nécessaire à une protection efficace. Et si l’on en croit l’adage selon lequel le droit est le reflet de la société, une évolution est en cours. La sensibilité des animaux est désormais chose reconnue (article 515-14 du Code civil). Mais des progrès restent à faire.

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